Atelier 4

Atelier 4

Une chronique comme une ordonnance.

Je la prescris à quiconque peut parfois penser que :

- Le développement personnel est une arnaque mâtinée de bienveillance, un bâtard né de l’union illégitime du management et de la psychologie (p105)

- Les stages de motivation en entreprises sont les cache-misères d’une relation viciée entre un personnel soumis et une direction toxique (pages 120, 189)

- Les gens des Ressources Humaines sont des schizophrènes dans l’impossibilité de concilier deux missions : promettre le bonheur des salariés tout en se préparant à les licencier si la direction l’exige (pages 119, 155)

- Tout le monde craint pour son emploi. Certains sont prêts à mentir et à trahir pour le garder (p167)

- Ce ne sont pas les plus méritants et les plus droits qui atteignent le sommet de la pyramide, mais les plus opportunistes et les moins scrupuleux (p129)

- Nous sommes cernés par une pléiade d’experts (avocats, médecins, banquiers, psys…) qui abusent de notre ignorance

- La justice, c’est d’abord une affaire de moyens financiers. Les plus nantis s’en sortent mieux (pages 202, 250)

- Le deuil est impossible. Il opère une mutation au long cours que d’autres appellent tristesse. Ce n’est pas faire honneur au défunt que de hâter son enterrement mémoriel (pages 93, 181)

Un bon roman qui, en faisant le récit de la mort suspecte d’une femme professionnelle et sans histoire, aborde les sujets qui fâchent.

Appréciation : 🌹🌹

Ravage

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