La guerre des os

La guerre des os

De quoi la Guerre des os est-elle le nom ? De la passion qui dévora les deux aventuriers à l’origine d’une science inédite et prometteuse : la paléontologie.

Charles Marsh et Edward Hope se sont détestés toute leur vie, y sacrifiant leur santé et leur honneur, faisant de leur rivalité l’épicentre de leurs explorations, au risque de se mettre à dos une communauté encline à mutualiser les découvertes.

Ils se sont livré une bataille sans merci, à couteaux tirés, noyant leurs égos démesurés dans les canyons du Grand Ouest. C’est à qui trouvera le squelette le plus gros, la théorie la plus renversante, avec en ligne de mire la reconnaissance éternelle de leurs pairs et la défaite de leur adversaire. Plus déterminés que des orpailleurs, plus habiles que des spéculateurs, plus féroces que des pilleurs d’épaves, ils incarnent cette jeune et insatiable Amérique, avide de richesses et de conquêtes.

Bien après leurs morts respectives, un autre combat perdure, celui de la postérité. Bonne idée que d’avoir imaginé leur joute dans l’au-delà (347-354), contemplant leurs œuvres respectives dans l’espoir d’avoir fossilisé la mémoire collective.

On me demande souvent sur quel critère je choisis les romans que je lis (je vous renvoie à mes Confessions). Dans ce cas précis : la nostalgie. Quand j’étais petite, je connaissais par cœur les noms des dinosaures. Inutile d’aimer vous pâmer devant un radius de stégosaure. Bien écrit et documenté, le roman de Benjamin Hoffman se dévore aisément.

Appréciation : 🌹🌹

Les orphelins

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