Lundi, c'est loin

Lundi, c'est loin

Une baleine s’est échouée au milieu de la Tamise. Des milliers de Londoniens se massent sur les quais pour la voir brunir au fil des jours, serrée de près par une océanologue sosie de Lady D (« Diana, princesse du poulpe ») qui pilote son sauvetage depuis sa frêle embarcation. La baleine est « the elephant in the room », ce monstre « gros comme une maison » qui rappelle au lecteur que le drame affleure.

Ed aime Maggie et Maggie a Phil pour meilleur ami. Mais il se trouve qu’Ed et Phil ont joué à touche pipi dans leur jeunesse. Ce qui fut « cool » devient problématique le jour où Maggie tombe enceinte d’Ed et que Phil surprend Ed à suivre un inconnu dans les toilettes publiques. Toute la tension narrative tient à l’éprouvante révélation des inclinations d’Ed qui survient enfin page 265.

Le dira-t-il ? le dira-t-il pas ? Dans quel état j’ère ? Où donc me ranger ? Oisìn Mc Kenna détaille les tourments de cet homme qui peine à ratifier sa bisexualité. À moins qu’il n’ait renié son homosexualité profonde ? L’auteur se complaît dans l’exploration de ses doutes et dans l’évocations de ses émois contrariés. La question de la polygamie l’obsède aussi, en ce qu’elle perturbe l’ordre amoureux.

Ce roman ne m’a pas convaincue, je me suis ennuyée. J’ai eu l’impression de lire le scenario d’une série à rallonge, un genre de « Plus belle la vie » version Shoreditch ou d’un « EastEnders » premium. Hormis la baleine, il y a bien quelques pages à sauver (103, 167 ou 219) mais franchement, 317 pages, c’est assez.

Appréciation : 🌹

Ma gloire

Ma gloire

Appel manqué

Appel manqué