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Rochebrune

Rochebrune

Il est une catégorie de romans que j’appelle la « Littérature-Femme-Actuelle » caractérisée par sa propension à satisfaire les attentes et les espoirs d’un lectorat féminin. En les lisant, on a l’impression de passer en revue les rubriques du magazine, d’humer l’air du temps (souvent indiqué chez Divry par des phrases en italique), d’écouter la conversation de ces dames – et c’est très ennuyeux.

Dans Rochebrune, Sophie Divry aborde les questions existentielles des 40-50 ans engluées dans leurs vies familiales et professionnelles : réseaux sociaux et Gen Z, comment gérer une famille recomposée (dans famille, il y a faille) ? Est-ce normal de supporter le quotidien sans broncher (pitié la page 40 !) ? Est-il normal de ne pas saquer des enfants (forcément TDAH – pages 15, 49, 143) qu’on n’a pas engendrés ? Suis-je prête à changer de vie ? Si je suis capable de me taper un inconnu sans penser à mon mari, est-ce que ça fait de moi une délurée ou juste une femme vivante ?

Pour répondre à ces questions, l’auteure emmène la petite famille à la montagne, lieu propice au déchaînement des éléments et des situations inattendues. La crue du ru voisin répond à l’objectif et c’est dans la description de la catastrophe que l’auteure est la meilleure, oubliant un instant les poncifs de l’époque.

Je retiendrai donc les passages les plus tendus (dont je ne parlerai pas pour laisser sa chance au livre) et les pages consacrées aux pièges heuristiques de Ian McCammon, plutôt instructives (allez directement p. 119).

Appréciation : 🔪

Minotaure

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